mardi 28 février 2012

Un petit creux

Salut à tous !

Après la Ligue 1, la Coupe de France, la Coupe de la Ligue, la Ligue des Champions et la chasse gratuite aux arbitres, c'est au tour de l’Équipe de France de reprendre en cette année 2012, demain à Brême, contre l'Allemagne. Il y a mieux pour se mettre en confiance avant un Euro qui s'annonce particulièrement coton pour les Bleus, même s'ils ne sont pas tombés dans une poule insurmontable, surtout par un sociétaire du quatrième chapeau... en même temps, ce genre de match est à double tranchant : si on le perd très logiquement, comme celui face à l'Espagne il y a deux ans (0-2), ça nous enfoncera dans les grandes largeurs, et cela validera les gros doutes qui persistent sur cette équipe qui ne semble pas vraiment avoir progressé sous la magistrature Blanc. En revanche, si exploit il y a, ça peut être tout bénèfs pour une génération en manque de match repère, que n'ont finalement pas été les succès en Bosnie (0-2), en Angleterre (1-2) ou contre le Brésil (1-0). Cette fois, il y a peu de chance que Joachim Low aligne une équipe B, comme le fit un Fabio Capello accablé par les blessures, ou que son équipe se retrouve à dix au bout de 40 minutes. Ou alors, toute cette chance que l'on aura eu en match amical aura été un bien beau gâchis !

Malgré le statut de quasi saint dont le sélectionneur aura pu bénéficier depuis sa nomination, et sous l’œil bienveillant de ses amis commentateurs du foot (Dugarry, Lizarazu, Ménez...), pour l'instant les progrès annoncés ici ou là sont difficilement observables à l’œil nu. A l'heure actuelle, et sur le plus pur plan des résultats, Blanc a fait aussi bien que Domenech : il a qualifié les Bleus dans un poule à sa portée avec une très grande difficulté, empruntant le traditionnel trou de souris que seul Jacques Santini et Michel Platini, depuis 20 ans, ont su éviter, en 2003 et 1991. La France ne se qualifie quasiment jamais facilement, même celle d'il y a dix ans, qui trônait au sommet du monde, mais à qui il fallut un but à la dernière seconde contre l'Islande (3-2) ainsi qu'une cagade d'un gardien russe dans un autre match pour qu'elle se qualifie pour l'Euro 2000, qu'elle allait remporter... ça vaut bien une petite mimine durant une prolongation face à l'Irlande ou un penalty à un quart d'heure de la fin contre la Bosnie (1-1)...

Je ne suis pas là pour accabler Blanc, qui fait ce qu'il peut avec ce qu'il a, comme son prédécesseur, qui, lui, ne parait pourtant pas autorisé à utiliser cette excuse, en raison, surtout, d'une communication mal maîtrisée, crime suprême. Il y a simplement de nombreux indicateurs qui prouvent que la France traverse depuis cinq ans un de ses traditionnels creux générationnels dont les sélectionneurs sont rarement responsables, qui la privaient, d'ordinaire, des grandes compétitions, et qui faisaient passer le temps entre quelques grandes équipes. Il y eu ainsi les années 60, qui succédaient à la belle période de la fin des années 50, marquée par une troisième place au Mondial 1958. Durant cette décennie dramatique, la France ne disputa qu'un seul tournoi, la World Cup 66, qu'elle quitta au premier tour (dans un groupe qui comptait tout de même le pays organisateur et futur vainqueur anglais, le Mexique et l'Uruguay), et ne remporta que 19 matches, contre 34 défaites ! Les joueurs marquants de l'époque ? Combin, Herbin, Gondet... des méga stars.

Puis vint la fin des années 70, marquée par la génération Platini, qui remporta un Euro (1984), disputa deux demi-finales de Mundial (1982, 1986) mais rata par ailleurs l'Euro 1980 et ne passa pas le premier tour en 1978 (toujours dans un groupe ardu, avec encore le pays organisateur et futur vainqueur, l'Argentine, la Hongrie et l’Italie !). Place ensuite au deuxième gros creux générationnel de notre histoire, de 1987 à 1993, ou des joueurs comme Ferreri, Passi ou Vercruysse tentèrent en vain d'endosser le costume du patron, ce qui priva des joueurs comme Stopyra, Micciche, Fargeon, Touré et les jeunes Papin et Cantona de bons ballons. Durant ces six ans, la France remporta 28 rencontres pour 12 défaites "seulement"... mais rata les Coupes du Monde 1990 et 1994, et l'Euro 1988. Seule éclaircie dans ce grand brassage de joueurs tous plus improbables les uns que les autres (dans le désordre et en en oubliant pas mal, Kastendeuch, Rohr, Poullain, Zénier, Pardo, Dib, Xuereb...), la qualif pour l'Euro 92, obtenue avec Platini aux commandes et Papin et Canto aux avant-postes, et après un parcours sans faute, puisque les Bleus battaient deux fois l'Espagne et la Tchécoslovaquie... mais échouaient en Suède, avec deux nuls et une défaite contre le Danemark... autre futur vainqueur. Décidément, il fait bon éliminer la France durant un premier tour. Avis aux amateurs !

Et puis voilà Jacquet, Zidane ou Djorkaeff, qui rejoignaient avec succès Deschamps, Blanc ou Petit, déjà présents lors du fameux France-Bulgarie de novembre 1993. Inutile de rappeler les états de service de ces joueurs, mais depuis leur départ, il n'est pas illogique de constater une baisse de niveau quasi mécanique. Mais la France semble être arrivée tout près du niveau d'autres grands pays de football qui, même durant leurs creux, sont quand même là dans les tournois internationaux. Là est réellement le progrès. Rappelons que ces dernières années, l'Italie a raté l'Euro 1984, tout comme les Pays-Bas, qui ont également manqué le Mondial 2002, et l'Angleterre l'Euro 2008 et la Coupe du Monde 1994. Seuls la France, l'Espagne, l'Italie et l'Allemagne n'ont rien manqué depuis 1996. Par ailleurs, depuis 20 ans, la France a connu plusieurs grandes périodes d'invincibilité, notamment celles de Jacquet (30 matches entre 1994 et 1996), de Santini (21 entre 2003 et 2004), de Domenech, oui oui (17 entre 2004 et 2005) et l'actuelle, d'également 17 rencontres, qui dure depuis l'Afrique du Sud. Choses assez rares avant 1980, il faut bien l'avouer.

Sur ces dernières années, marquées, est-ce vraiment un hasard, par une forte hausse des joueurs provenant de la Ligue 1, ce qu'on constate tout de même c'est que la dernière fois qu'un joueur français a inscrit plus de cinq buts durant une année en Bleu, c'était Thierry Henry en 2006 (8), et qu'on reste sur deux années avec un meilleur buteur rachitique (3 buts pour Benzema en 2010, et Rémy en 2011) ; que si elle a été invaincue en 2011, elle a perdu plus de matches (16) entre 2006 et 2010 qu'entre 1993 et 2005 (15) ; et que la France n'a plus dépassé les 1,5 buts par matches depuis cette même année 2006 (durant laquelle on a atteint la finale mondiale, rappelons le). Surtout, elle a perdu ses invincibilités contre l'Italie (qui durait depuis 1978) et la Norvège (1968) et connu ses premières défaites contre la Chine, le Mexique, l’Afrique du Sud ou le Belarus...

On va voir si cette équipe, limitée selon moi dans l'axe, malgré le retour de Mexès, quelconque sur les côtés de sa défense, sans idées au milieu et inefficace en attaque, surtout en l'absence de Rémy et Benzema, ses deux derniers meilleurs buteurs, est capable de soutenir la comparaison avec une Allemagne redevenue redoutable après avoir connu son propre creux générationnel entre 1996 et 2002 (elle n'a d'ailleurs plus rien gagné depuis l'Euro anglais, il y a 16 ans, et qui possède une jeunesse dont on peut être envieux (Götze, Reus, Müller, Özil...). A double tranchant, je vous ai dit...

On en reparle après le match ! A plus !

lundi 27 février 2012

Lyon-PSG, et les autres

Salut à tous !

Ce week-end on a eu droit au même genre de journée qu'il y a deux semaines, lorsqu'un match avait à lui tout seul sauvé la moyennE de buts par matches. A l'époque, Lille et Bordeaux avaient sacrifié leurs chiffres défensifs et le moral de leurs gardiens de buts pour nous offrir un superbe spectacle (4-5), en inscrivant 9 des 22 buts de la journée. Cette fois, Lyon et le PSG ont fait un tout petit peu moins bien : 8 sur 22, également (4-4).

Guillaume Hoarau, ressuscité après deux années compliquées, en a profité pour quadrupler ses statistiques décisives : d'un but, il est passé à trois plus une passe décisive. Et ce en seulement 269 minutes de jeu, soit un but toutes les 89 minutes, le deuxième meilleur ratio derrière... Kevin Bérigaud (23 ans, Evian-T-G), auteur d'un doublé contre Nancy (2-0), et qui est également passé à trois buts en l'espace de 174 minutes, soit un peu plus d'un but par heures ! Pourtant, c'est loin d'être un buteur à la base : 24 buts en deux saisons de National, six buts l'an dernier en Ligue 2... C'est le syndrome Steve Savidan, qui ne voyait pas ses stats baisser, et même augmenter, malgré le changement de division, qui a également touché Olivier Giroud ou Brice Jovial ces dernières années.

Pour en revenir au Lyon-PSG qui, lui non plus, n'a pas trouvé de nom en o ridicule (capitalo ?), on note également que Bafé Gomis a assuré sa sixième saison consécutive à au moins 10 buts en Ligue 1 (son score lors des trois dernières saisons !), et son 4e but en 6 matches contre le PSG avec Lyon (il n'avait jamais marqué contre le club de la capitale avec les Verts, en 7 tentatives !), que Lisandro Lopez, lui, a marqué pour la première fois pour le même club, ou que Bastos, en plus de marquer un but exceptionnel, a adressé sa 7e passe décisive dans le jeu et rejoint ainsi Olivier Giroud, derrière Jérémy Ménez (8), qui a effectué sa première passe décisive... sur coup de pied arrêté. Par ailleurs, un score à 8 buts ou plus n'est pas si rare cette saison, puisque c'est le cinquième, avec un 6-2, un 5-4, un 5-3 et déjà deux 4-4, le premier étant l’œuvre de Lille (déjà) et Nice, à la fin de l'année dernière... L'an passé, il y en avait eu... un, un 6-3 (Lille-Lorient) !

Sinon, Montpellier a confirmé face à Bordeaux, avec qui il partageait les meilleures stats en 2012, ses chiffres exceptionnels à domicile, puisque le nouveau leader de Ligue 1 avec désormais un point d'avance (je l'avais dit !) n'a perdu que cinq points à la Mosson, sur 39 possibles (1 nul, 1 défaite, contre Paris), que le PSG a abandonné sa première place au classement des défenses à Brest (22), Marseille et Toulouse (23), qui ont à eux trois encaissé un seul but ce week-end, celui lors du match entre les deux premiers nommés, et qu'Auxerre ont Lille ont signé leur 10e match nul cette saison, soit le deuxième pire (ou meilleur) total derrière les 14 de Brest. D'ailleurs, si on revenait à la victoire à deux points (tellement plus équilibrée et logique, qui ne sanctionnerait pas le 4-4 entre Lyon et Paris de l'équivalent d'un tiers de victoire seulement), Montpellier et le PSG seraient à égalité (mais le MHSC serait devant au goal-average). Mais à part les trois places que gagnerait Marseille (9 nuls), le classement n'en serait pas réellement chamboulé, Lille restant 3e, mais avec seulement 3 points de retard, et Auxerre ne gagnant qu'une place.

Il est également intéressant de constater qu'Ajaccio, qui carbure depuis deux mois et notamment l'arrivée d'Eduardo (4 buts) cet hiver, compte désormais autant de points que Dijon, et seulement un de retard sur Caen, Evian et surtout Lorient, que des équipes qui n'ont pour l'instant que rarement été en danger de relégation... Les Corses sont cinquièmes des matches retours (11 points), avec un point pris de moins que le PSG, leur prochain adversaire, et un de plus que Lille, trois de plus que Marseille (qui compte toujours un match en retard) ou Rennes, et six de plus que Lyon !

Deuxième match sans but pour Olivier Giroud, une mésaventure qui lui était déjà arrivé quatre fois avant cela, la dernière fois mi décembre. Mais la pointe héraultaise a tellement d'avance qu'à part quelques triplés de Nene, Gomis, Gameiro ou Aubameyang (qui en a signé un cette semaine en match en retard contre Lorient, ses premiers buts à domicile), il peut encore se permettre de se reposer jusqu'en avril a priori. On a eu droit à pas mal de buts étrangers (50 %, contre 46 en temps normal), dont 5 africains, 5 sud-américains, et un seul européen, celui du... Turc de Rennes, Mevlut Erding. Par ailleurs, quatre des six petits buts à l'extérieur ont été marqués par le PSG, qui a également vu son premier joueur de plus de 31 ans marquer un but (Ceara). Pour une fois, les milieux se sont peu signalés (6 buts), contrairement aux défenseurs (4) et aux internationaux français (4, tous lors de Lyon-PSG !). Nene, lui, a inscrit son 7e penalty, record de la Ligue 1 cette année, le seul de cette journée. Le PSG reste leader au nombre de penalties obtenus ET transformés (8) devant Caen (6). Le Brésilien est également le seul meilleur buteur des matches retours, avec 5 buts, devant Eduardo, Roux et Aubameyang (4).

Lille avait pris la tête des équipes dans le dernier quart d'heure grâce à son succès tardif à Lorient la semaine dernière (0-1), place que le LOSC a perdu ce week-end en concédant le nul in extremis à Rennes (1-1). C'est donc Saint-Étienne le leader (+7) devant le PSG, qui a gagné son 6e point en fin de rencontre. Les Valenciennois Samassa et Cohade ont inscrit leurs troisièmes buts respectifs en fin de match, sur trois et quatre buts au total...

Voilà, sur ce je vous laisse avec mon équipe type décisive habituelle. Il n'y a qu'un Lyonnais et deux Parisiens, mais je rappelle la règle : d'abord le nombre de buts, puis de passes, puis le score de l'équipe du joueur. Mounier, notamment, devance ainsi Briand pour le poste de milieu offensif.



A très vite !

mercredi 22 février 2012

Le Sphynx Barbosa

Salut à tous,

Cédric Barbosa, donc. Un cas qui défie toute analyse, toutes prévisions, voire toute logique. Des bataillons de spécialistes se penchent quotidiennement sur cet étrange miroir de la vie qu'est le foot, mais je n'en ai encore vu aucun prédire à un ancien joueur professionnel, tombé au troisième niveau national à 33 ans, qu'il sera capable de réussir sa meilleur saison au sein de l'élite deux saisons plus tard. C'est ce qui se passe avec le natif d'Aubenas, actuellement dans la forme de sa vie avec le promu Evian-T-G.

Il faut dire que la fin de sa trajectoire footballistique épouse forcément le destin assez atypique du club savoyard, créé de toutes pièces en 2008 par le PDG de Danone, Franck Riboud, en fusionnant les désormais défunts Olympique Thonon Chablais et surtout Croix-de-Savoie, qui était lui-même issue d'une fusion avec le FC Gaillard, et qui n'avait joué plus haut que le troisième échelon. Il évoluait en CFA quand Danone en a pris les rênes et, en quatre saisons, est monté en Ligue 1, une performance supérieure à celles de Valenciennes ou Boulogne, par exemple, ces derniers ayant mis plus de temps pour monter en National.

Barbosa est arrivé en 2009 à Evian, alors en National, après que son contrat avec Metz n'ait pas été reconduit. Forcément, pour tout le monde, ce n'était pas pour relancer une carrière qui n'avait jamais connu les sommets, malgré 216 matches parmi l'élite, pour 16 buts, avec un record de quatre buts atteint à deux reprises, avec Montpellier en 2002/2003 et Metz en 2007/2008, ainsi que 90 matches en Ligue 2 (5 buts) et 17 matches européens (6 d'Intertoto, 11 de C3), dont deux matches (perdus) contre la Corogne avec Montpellier, en 1999 (3-1, 0-2). Le bon joueur de club classique, qui ne fait pas de vagues, formé à Alès (1994/1997) puis logiquement passé par le club voisin de Loulou Nicollin (1997/1998), avec qui il remporte l’inénarrable Coupe Intertoto en 1999, et où il côtoya des joueurs comme Baills, Alicarte, Fugier, Laurey, Rouvière, Dzodic, Franck Silvestre, Maoulida, Vercoutre, Laurent Robert, Carotti, Bakayoko, Mansaré, Bamogo, Delaye, son actuel coéquipier Sorlin, et même Loko, Ouédec et Gravelaine. D'abord milieu offensif, il baisse vite d'un cran pour évoluer durant longtemps au poste de milieu défensif, qu'il ne quittera que récemment.

En 2003 il file à Rennes pour trois saisons, dont les deux dernières où il jouera peu (25 matches toutes compétitions confondues, contre 37 la première année). En Bretagne, il évolue avec des joueurs comme Diatta, Arribagé, Ouaddou, Didot, Jeunechamp, Kallström, Monterrubio, Freï, Jacques Faty, Maoulida à nouveau, Utaka, Edman et de jeunes débutants, Yoann Gourcuff et Stéphane M'Bia. Il part ensuite pour se relancer à Troyes, où il ne jouera qu'une saison (2006/2007) avec notamment le jeune Matuidi, Lachuer, Nivet, Danic ou Gigliotti, avant d'arriver à Metz en 2007 pour deux saisons, dont une à l'étage inférieur, avec à ses côtés Bassong, Cubilier, Gygax, le jeune Pjanic, Papiss Cissé et son actuel collègue Guillaume Rippert. La suite, on la connaît.

Tentons d'expliquer à présent cette résurgence, qui fait un peu penser à celle de Sébastien Piocelle par exemple, officiellement perdu pour le football lorsque l'ancienne pépite de la Jonelière se retrouva an troisième division italienne il y a cinq ans, avant de revenir en Ligue 1 avec Arles-Avignon l'année dernière. Sauf que son retour s'était nettement moins bien passé (19 matches)... il termine aujourd'hui sa carrière à Nîmes, candidat à la remontée en Ligue 2 cette saison. Il a deux ans de moins que Barbosa...

D'abord, il faut voir l'importance de Barbosa au sein du promu. Casoni puis Correa l'utilisent au poste de ses débuts, milieu offensif gauche, où sa patte gauche fait probablement plus merveille que sa vitesse, qui reste cependant très acceptable pour son âge "avancé" (35 ans). D'autres joueurs de sa génération, voire plus vieux, comme Laurent Batlles (36 ans), buteur à 3 reprises pour autant de passes décisives en 23 matches (7 titularisations) réalisent également des miracles au sein de l'élite. Mais le Stéphanois n'est pas vraiment un titulaire indiscutable, contrairement à Barbosa (14 titularisations sur 17), que personne ne parvient à concurrencer dans son couloir, même si Khelifa ou le jeune M'Madi peuvent le relayer de temps en temps. Mais le promu a fait venir Kahlenberg cet hiver, sans que le Danois ne soit encore parvenu à s'imposer dans le onze savoyard...

Auteur de sept buts et cinq passes décisives, c'est le meilleur buteur et le joueur le plus décisif d'Evian, avec Sagbo, qui compte les mêmes stats mais qui évolue, lui, en pointe, et qui lui rend 12 années et presque 10 matches de plus en temps de jeu ! Les deux joueurs sont septièmes, si on additionne les buts et les passes, à égalité avec des joueurs comme Oliech, mais surtout Bastos, Ménez ou Gameiro. Son temps de jeu n'est cependant pas le même que ses collègues puisqu'il n'est plus forcément capable de disputer tous les matches en intégralité, et en efficacité par minutes il est extrêmement bien classé, à la fois pour un milieu, certes offensif, mais surtout de 35 ans, puisque parmi les 63 joueurs qui ont déjà disputé au moins 1000 minutes, seuls Giroud (1 but toutes les 127 minutes), Kembo (148) et Jovial (151) font mieux que son score (152) ! Il devance ainsi des joueurs tels que Lisandro Lopez (157), Gomis (181), Nene (183), Rémy (190) ou Gameiro (191)... soit ce qu'on fait de mieux en terme d'attaquants aujourd'hui en Ligue 1, voire en équipe de France !

Bref, le promu ne peut se féliciter d'avoir convaincu Barbosa - et de le prolonger ce jour même d'une saison ! - de venir jouer dans ses rangs au troisième échelon, qu'il n'avait plus connu personnellement depuis ses années Alésiennes. De fait, les louanges sont aussi à tresser pour ce club qui ne roule pas sur l'or, mais qui ne circule quand même pas dans la même catégorie que les autres promus, ne serait-ce que médiatiquement, grâce à Danone mais aussi ses prestigieux parrains, Zidane et Lizarazu. Pourtant, comparé aux internationaux Andersen, Govou, Wass, Mensah, Poulsen, Kahlenberg, Khelifa, sans parler d'Olivier Sorlin ou Jérôme Leroy, Barbosa n'était pas vraiment parti pour faire la une des journaux. Ce n'est toujours pas le cas malgré des performances de premier plan, mais il ne s'en est jamais vraiment mal porté jusque là...

A plus tard !

mardi 21 février 2012

Une journée de transition ?

Hé c'est moi que revoilà !

Allez, après ce post centré sur le match phare de cette 24e journée, décentrons un peu notre regard pour voir ce qui s'est passé sur les 10 terrains de Ligue 1 concernés, et pour une fois épargnés par la météo, revenue temporairement à des chiffres plus aimables. Au passage, ce mercredi vont se dérouler trois matches reportés de la 22e journée, Caen-Auxerre, Sochaux-Lille et Sainté-Lorient, qui vont nous rendre un peu plus lisibles le haut et le bas du tableau, en attendant Evian-Marseille, qui se jouera le 6 mars. En attendant, on saura dès demain quel est l'écart entre le duo Paris-Montpellier, d'un côté, et Lille, de l'autre. Pour l'instant il paraît insurmontable, ou presque (8 points) mais si les Dogues s'imposent à Sochaux, ce qui ne paraît pas insurmontable, le LOSC sera loin d'être décroché... Même chose pour Saint-Étienne, qui pourrait se retrouver quatrième en cas de victoire contre Lorient !

En attendant cette réactualisation du calendrier, on a une nouvelle fois assisté à une journée pauvre en buts, malgré deux 3-0, un 2-2 et un 4-0. Mais dans le même temps, quatre matches n'ont pas vu plus d'un but, dont deux 0-0, ce qui est forcément préjudiciable. Ces 22 buts nous ont encore fait perdre un centième de but par match, on est désormais à pile 2,5 buts par match.

A l'image de cette journée déprimante sur ce plan, les meilleurs buteurs n'ont pas été inspirés ce week-end. Chez les leaders, seuls Jovial a marqué son 9e but, Gouffran son 8e et Barbosa et Belhanda leurs 7e. Je reviendrais bientôt sur Barbosa, qui se révèle extrêmement tard au haut niveau, et de quelle manière... En revanche, on a assisté à 7 premiers buts de la saison, soit près d'un tiers du total, dont les deux buts parisiens ainsi que ceux de Koné (Dijon), Govou (Evian), Mignot (Sainté), Sirieix (Toulouse) et Gil (VA). Des joueurs qui ont plutôt un statut de titulaire à la base, à part le premier nommé, qui vient d'arriver en Bourgogne, et Sirieix, mais qui ont tardé pour se signaler devant le but.

On a assisté à peu de buts étrangers, six seulement, soit 27 %, contre 46 cette saison. En même temps, aucun buteur européen n'a marqué ce week-end, contre deux buts brésiliens - deux défenseurs centraux, Alex et Gil - et quatre africains, ce qui épouse la tendance de cette saison, à savoir la domination africaine, très loin devant un duel relatif entre sud-américains et européens, séparés de 9 buts. A propos des défenseurs, ils se sont signalés ce week-end, avec quatre buteurs. Mathieu Debuchy (Lille), grâce à son but décisif à Lorient (0-1), a pris seul la tête des buteurs venus de l'arrière, avec un 5e but personnel, devant le Niçois Monzon (4). Les trois autres, on l'a vu (Alex, Mignot, Gil) sont des nouveaux venus.

Autre particularité, on a eu droit à deux coup-francs (Barbosa, Alex), soit presque 10 % du total, contre même pas 4 % en temps normal, sans parler du penalty réussi par Frau, le 6e pour Caen, deuxième équipe au classement derrière le PSG (7).  Par ailleurs, malgré deux matches ratés à Nice puis contre Montpellier, Nene est toujours en tête des buteurs en 2012 (4 buts), mais Eduardo, Obraniak, Maurice Belay, Jovial, Giroud et Roux sont sur ses talons. Ce dernier peut même prendre la tête demain soir en match en retard, à Sochaux.

Je l'ai dit dans le post précédent, Jérémy Ménez a confirmé sa première place au classement des passeurs dans le jeu (8). Il devance un autre passeur décisif du week-end, et dans le même match, Olivier Giroud (7) puis Bastos (Lyon). Si on additionne les buts et les passes, le Montpelliérain est donc logiquement en tête avec 23 actions décisives, très loin devant Hazard (9+5), Nene (11+2), Jovial, Gomis et Rémy (9+3). Par équipe, Montpellier domine également (45+25) devant Paris (39+24) et Lille (41+20). Au pourcentage de buts sur passe décisive dans le jeu, c'est étrangement Nancy qui domine (66,67 %) devant Sainté et Lyon (63) et la PSG (61,5). Montpellier est 6e (55,5), Marseille 10e (51,5), Lille 12e (48,8) et Toulouse bon dernier (34,8).

Le LOSC, grâce au but de Debuchy (76e), a chipé au PSG la première place dans le dernier quart d'heure à la différence de buts, avec 5 points, comme Lyon et Sainté. C'est le troisième but tardif du latéral lillois cette saison, soit autant que ses coéquipiers Hazard et Roux, un de moins que Nene et deux de moins que Giroud, le leader.

Rien de bien passionnant donc ce week-end, mais on en saura plus la semaine prochaine, avec un classement presque complet ! Je vous laisse avec mon équipe type habituelle, logiquement très marquée par les cartons de Dijon et Saint-Étienne, contre Nice (3-0) et Rennes (4-0) !



A plus !

Un choc pas si déséquilibré

Salut à tous,

En attendant mon traditionnel post récapitulatif de cette 24e journée, profitons que nos esprits se soient quelque peu refroidis pour revenir sur le sommet de la Ligue 1 qui a mobilisé notre dimanche soir. On peut d'ailleurs s'inquiéter pour Canal +, d'habitude assez prompt pour trouver des noms crétins qui finissent en o à ces "chocs" qui émaillent la Ligue 1, histoire de faire écho avec le Classico (l'Atlantico, l'Olympico...) mais qui cette fois a déclaré forfait devant la difficulté de la tâche. J'imagine déjà la réunion la semaine dernière au sein du service des sports de la chaîne cryptée, le brainstorming intense mené par le spécialiste du genre, Hervé Mathoux (qui ne semble pourtant pas toujours assumer ses "trouvailles"...), et les quelques propositions pathétiques qui en ont découlé, du genre "Opposito", Laurentroberto"... bon les gars on laisse tomber. Pour cette fois.

Tant pis, même sans nom à la con, ce choc a tenu toutes ses promesses, et ce n'est pas peu dire. En effet, il ne fallait pas être grand clerc pour deviner que Montpellier, qui n'est certes pas assis sur le même tas de billet que son adversaire - on l'aura bien compris, vu comment cette information ébouriffante a été répétée 50 fois par jour dans tous les médias, histoire de délester définitivement les Héraultais du moindre début d'une queue de pression dans ce match - mais qui avait gagné tous ses matches en 2012, tout en encaissant aucun but, et qui évolue avec les mêmes joueurs et la même tactique depuis trois ou quatre ans, allait se montrer supérieure collectivement à un PSG qui a subit de nombreux bouleversements, à tous les niveaux, depuis huit mois maintenant, et notamment cet hiver. L'étonnement surjoué des commentateurs de Canal mais aussi de tous les observateurs "objectifs" de cette rencontre ne saura donc que provoquer le mien, d'étonnement. C'est plutôt l'inverse qui m'aurait interloqué, pour tout vous dire.

Pourtant, individuellement, aucune des recrues parisiennes ne déçoit vraiment pour le moment, à l'image des débuts réussis d'Alex, auteur d'un coup-franc superbe, dénigré de façon surréaliste par Christophe Dugarry et consorts, qui n'ont pas hésité à attribuer le mérite de ce but à la qualité du ballon, qui n'a donc été facétieux que sur ce tir, et non sur les centres victorieux d'Hilton et de Giroud, donc... qu'un joueur parisien ose lever le ballon dans les airs dans une action réussie, et son geste sera aussitôt taxé de "chanceux". Une des nombreuses facettes de la différence de traitement subit par le club parisien depuis que ce dernier a décidé de s'arracher de l'anonymat de la Ligue 1 en profitant des énormes moyens économiques de son nouveau propriétaire, ce qu'aucun autre club français n'aurait osé faire dans le même contexte, ça va de soit. Y a qu'à Paris qu'on ose dépenser l'argent qu'on possède, c'est bien connu ! Donnez le à Loulou Nicollin, et vous verrez que les poubelles seront beaucoup mieux ramassées dans l'Hérault, ça ne loupera pas.

C'est vrai, donc, Montpellier a dominé collectivement son adversaire, mais ne s'est pourtant pas créé plus d'occasions que son adversaire, qui a bousculé l'équipe héraultaise durant 25 bonnes minutes après la bonne entame de cette dernière, sous l'impulsion d'un duo Bédimo-Utaka assez épatant, face à un Bisevac qui n'a pas démérité mais qui était un peu esseulé dans le système sans milieu excentré de Carlo Ancelotti, et qui en a profité pour marquer par Alex. Sous l'eau depuis un petit moment, Montpellier a pourtant égalisé dans la foulée, sur une petite faute de main, selon moi, de Sirigu, par ailleurs énorme dans ce match, comme souvent. En deuxième mi-temps, les Parisiens ont souffert par manque d'automatismes, et ont souvent vu leurs ailes une nouvelle fois souvent débordées. Le "sapin de Noël" de l'entraîneur transalpin a des avantages, mais aussi des inconvénients, du moins s'il n'est pas encore bien huilé, face à des équipes dotées de bon techniciens sur les côtés, et notamment des latéraux très actifs. Ménez et Nene plus recentrés, Sissoko et Matuidi qui restent des axiaux, Maxwell, intéressant offensivement mais dont le couloir a vu naître les deux centres décisifs montpelliérains, et Bisevac ont souvent du écoper comme ils ont pu. Sur ce plan là aussi, il reste beaucoup de travail aux Parisiens pour maîtriser leur nouveau système. Ce qui n'a pas empêché l'envoyé spécial de l'Equipe d'oser affirmer que ce n'était pas mieux qu'avec Kombouaré. Ancelotti a dirigé 8 matches à Paris, Tonio, 134.

En attendant, les Parisiens se sont quand même créé de grosses occasions, comme ces deux opportunités énormes dans la surface pour Maxwell puis Pastore, qui ont frappé à côté alors qu'ils étaient dans des positions idéales. Mais, comme à Nice (0-0), ou les Parisiens s'étaient créé là aussi des occasions très importantes mais aussitôt passées à l'As par les médias, qui ont prétendu, avec succès, que le PSG avait été capable de se montrer dangereux pendant 90 minutes, là encore ces frappes qui auraient du être victorieuses n'ont semble-t-il pas été considérées dans l'analyse de ce match : selon les médias, seul Montpellier a été dangereux, et aurait du largement gagner. Ben non, désolé, Paris, avec un peu plus d'efficacité, aurait tout aussi bien pu s'imposer.

En football, il y a l'impression visuelle, influencée ou non par les commentaires du match, mais aussi par la fluidité du jeu supérieure d'une équipe par rapport à l'autre, et puis il y a la réalité. Paris, malgré des manques qui ne sont pas scandaleux compte tenu du fait qu'il s'agit d'une équipe très neuve, à la tactique toute aussi récente, a livré le même genre de match que face à Lyon, il y a quelques mois. Le sextuple champion de France avait longtemps semblé dominer les débats, collectivement notamment, avant de s'incliner sur un exploit de Pastore, puis sur un coup-franc de Nene exploité par Jallet, en toute fin de match (2-0). Mais dites moi quel club, dans le monde, est capable de créer en quelques semaines une grande équipe au jeu fluide, léché et aux automatismes confirmés ? Ça amuse les médias et les pourfendeurs - si nombreux - du PSG de relever des choses pourtant facilement explicables, mais ça ne fait pas pour autant avancer le débat.

S'ils avaient voulu un peu dévier des éléments de langage qui ont fourni toutes les analyses de ce match, on aurait pu relever, tout de même, la force de caractère d'une équipe qui a souvent été en difficulté dans ses matches par manque d'automatismes, on l'a dit, mais qui est beaucoup plus souvent revenue au score qu'elle n'en avait l'habitude depuis 15 ans. En clair, à la "grande" époque parisienne, celle où le PSG était parfois concerné par la lutte pour le maintien ou pour la 9e place, il aurait perdu ce match. Beaucoup de supporters parisiens, qui connaissent trop bien leur club, ont du zapper lorsqu'Utaka a trompé Sirigu, et ainsi rater le but d'Hoarau, sur un nouveau travail exceptionnel de Jérémy Ménez (8e passe décisive dans le jeu), qui devra toujours donner plus de buts que les autres pour que les observateurs daignent reconnaître son côté décisif. Bref, le PSG est revenu dans un contexte difficile, comme face à Bilbao (4-2), Caen (4-2), Evian (3-1)... et ce genre d'état d'esprit pourrait bien lui être utile pour la suite. A condition, bien sûr, de maîtriser un peu plus ses matches, et de moins gâcher face au but.

Paris est aussi la première équipe à marquer un but à Montpellier en 2012. Enfin, grâce notamment à la prestation des plus convaincantes d'Alex mais aussi de Sirigu, Olivier Giroud, qui a été bon par ailleurs, n'a pas marqué ce week-end, comme à l'aller d'ailleurs (0-3). La défense parisienne l'a bien surveillé, ce qui lui a d'ailleurs peut-être coûté sur les buts de Belhanda et Utaka, complètement oubliés sur ces deux centres... Bref, contrairement à ce qu'on pourrait croire si on écoute tout ce qui se dit, tout n'est pas à jeter du côté Parisien. Avec 51 points, le PSG reste un leader des plus acceptables, même si sa position, du fait de la saison exceptionnelle de Montpellier, reste des plus précaires. Si les Parisiens parviennent à conserver cette première place après leur déplacement des plus compliqué à Lyon - on voit mal l'OL s'incliner trois fois d'affilée... - tandis que Montpellier recevra Bordeaux, là sera l'exploit. A Gerland, la meilleure défense du championnat devra faire moins de cadeaux, laisser moins d'espaces sur les côtés... et se montrer plus réaliste devant. Mais Montpellier, on l'a peu dit là aussi, devra dépasser la déception d'être passé tout près d'une victoire qui lui aurait offert la première place, avec l'opportunité d'accentuer son avance lors de la journée suivante, face à des Bordelais qui marchent sur l'eau en ce moment. Bref, on a hâte d'y être !

A plus tard !

samedi 18 février 2012

Etoiles filantes

Salut à tous,

Combien de fois on s'est extasiés devant les remarquables qualités d'un joueur, et notamment d'un buteur, dont les performances sont plus aisément scrutées que celles des autres de part les chiffres de son efficacité, avant qu'on soit rapidement déçu après qu'il ait stagné pendant trop longtemps, voire régressé ? Si on ne regarde que récemment, on pourrait déjà en citer un paquet. Là encore, je vais me focaliser que sur les buteurs, mais on pourrait aussi évoquer les gardiens (Itandje), les défenseurs (Christanval, Bernard Mendy...) ou les milieux défensifs (Luccin, Piocelle...) et offensifs (Gourcuff ?). J'y reviendrais peut-être dans d'autres posts, on a tout le temps.

Respectons l'ordre chronologique, ce sera plus marrant.

- André-Pierre Gignac : Certes, il est encore tôt pour le classer définitivement dans cette catégorie. Il n'empêche, sa méforme commence à être un peu trop longue pour être tout à fait anodine. Le Gitan le plus célèbre dans le foot avec Jacques Abardonado, après s'être révélé à Lorient où il a pourtant mis du temps à se révéler, au point d'avoir été prêté en National, à Pau, en 2005/2006 (8 matches, 2 buts), il signe en 2007 à Toulouse, où il vit une première saison cauchemardesque. Confronté à la concurrence d'Elmander et baladé sur tout le front de l'attaque par son entraîneur, Elie Baup, il marque deux buts en 28 apparitions et semble déjà parti pour voir sa carrière régresser rapidement. L'année suivante, Casanova succède à Baup, conserve le 4-5-1 de son prédécesseur mais donne sa confiance à Gignac pour remplacer Elmander, parti à Bolton (!). Requinqué, le Martégal marque 24 buts, 12 par demi-saisons, et il connait même ses premières sélections. L'année suivante ne sera pas du mal acabit. Il divise ses chiffres par trois (8 buts), alors qu'il semble pourtant s'installer en Équipe de France, où il marque quatre buts en une saison, notamment un très important -et superbe - contre l'Autriche au Parc des Princes (3-1). Allons, cette saison domestique moyenne ne peut être qu'un accident pour un joueur quasiment titulaire en Bleu ! Marseille, confronté au départ de Niang à Fenerbahce, mise sur Rémy et sur lui pour conserver son titre, en 2010. On connaît la suite. Gignac marque huit buts, Rémy le double, et l'ancien Toulousain n'apparaîtra plus en Bleu. Aujourd'hui il est régulièrement blessé, en sur-poids, et va devoir creuser pour trouver le mental pour revenir à un bon niveau. Mais il n'a que 26 ans... A noter que les Parisiens Erding et Hoarau ne sont pas loin de le rejoindre dans cette catégorie.

- Pierre-Alain Frau : Il faut croire que posséder un prénom composé avec "Pierre" dedans n'est pas un bon signe de régularité. Pourtant, PAF en est à 82 buts en Ligue 1, mais en 316 matches de championnat, ce qui relativise un peu. A Sochaux, où il a été formé, il fut le complément idéal de Benoît Pedretti il y a une petite décennie, ce dernier étant la rampe de lancement et Frau la fusée. Très rapide et habile devant le but, il était l'attaquant parfait d'une équipe qui a toujours aimé évoluer en contre. Après une bonne saison en Ligue 2 (12 buts), à 19 ans, il rejoint l'étage supérieur avec son club, en 2001. Là, en compagnie de Pedretti, Isabey, Meriem, Zairi, Pagis et Santos, il fait la misère à la Ligue 1, dont le promu termine à une bonne 8e place, en inscrivant 41 buts, dont 14 pour Frau. Deux saisons plus tard, il fait plus fort, avec 17 buts et en profite pour rejoindre Lyon, alors au début de sa domination, en 2004. Malgré ses 9 petits buts, toutes compétitions confondues, il sera le troisième buteur du club rhodanien, derrière Juninho (16) et Wiltord (11), et à égalité avec... Essien. La suite sera encore plus compliquée, Frau ne parvenant jamais à s'imposer dans des équipes plus enclines à dominer qu'à jouer en contre, comme Lens (5 buts en 2005/2006), le PSG (4 buts en une saison et demie !) ou Lille, où il sera plus souvent remplaçant que titulaire, malgré un sursaut en 2009/2010 (13 buts). Parti librement à Caen pour succéder à El Arabi, il réalise, à 31 ans, une saison moyenne (4 buts). Il aura malgré tout réalisé une honnête carrière en Ligue 1, mais aussi au niveau européen (20 buts en 44 matches).

- Tulio De Melo : Étrange parcours pour le longiligne buteur brésilien de Lille. Déniché à Aalborg par Le Mans en 2005, il réalise une première saison honnête dans la Sarthe (7 buts), puis une très décevante l'année suivante (2 buts), avant de s'imposer enfin, en 2007/2008 (13 buts). Alléché, Palerme le recrute gratuitement mais le vend fin août pour 4 millions d'euros à Lille ! Jolie plus-value... dans le Nord, l'attaquant entame alors une belle carrière de titulaire au sein de l'infirmerie du LOSC. Son genou droit cède trois fois, son tibia droit deux fois et sa cuisse une fois. Total de son indisponibilité depuis près de quatre années, environ 400 jours, soit plus d'une année entière ! Difficile, dans ses conditions, de s'imposer comme titulaire sur le terrain, surtout quand vous avez Moussa Sow dans les pattes. Pourtant, quand il joue, De Melo marque : 11 en 2009/2010 (1 but toutes les 132 minutes), 7 la saison dernière et... un seul cette année, à Milan, contre l'Inter (2-1). Comment savoir quelle carrière il aurait eu s'il n'avait pas eu une santé aussi fragile ? Mystère.

- Daniel Cousin : Le dernier épisode écossais de sa carrière (les Rangers voulaient l'enrôler cet hiver mais les finances catastrophiques du club ont fait capoter le transfert) n'est qu'une goutte dans la carrière chaotique de l'attaquant gabonais. Après une carrière anonyme en Ligue 2, à Martigues (1996/1998) puis à Niort (1998/2000), il se révèle au Mans, un club où il fait décidément bon se révéler comme buteur, Drogba ne dira pas le contraire. Il marque 33 buts en 3 saisons à l'étage inférieur, dont 15 la dernière année, avant de rejoindre l'élite avec le club sarthois, où il demeurera efficace (11 buts) avant de perpétuer ses bonnes stats à Lens (22 buts entre 2004 et 2006). La suite sera moins glorieuse. Sa troisième saison dans l'Artois n'est pas à la hauteur (4 buts), et les Rangers, déjà, en profitent pour l'enrôler. En Écosse il débute bien (10 buts en 2007/2008) mais fait l'erreur de partir à Hull City l'année suivante. En Angleterre, il entame réellement son déclin (4 buts en 18 mois) avant de s'exiler en Grèce, à Larissa, où la sauce ne prendra pas (8 buts en deux saisons). Depuis, à 35 ans, il est de retour au Gabon, et reste la pointe préférée de la sélection qui compte pourtant Eric Mouloungui ou le Stéphanois Aubameyang dans le même secteur...

- Luigi Pieroni : Marquer 28 buts en 31 matches, même en Belgique, attire forcément l'oeil des recruteurs étrangers. Ce sera finalement Auxerre qui recrutera l'ultra efficace buteur de Mouscron (22 ans), en 2003. En Bourgogne, le massif attaquant débutera timidement (6 buts) avant de se montrer plus réaliste l'année suivante (13 buts). Mais il rechute en 2006 (3 buts) et se voit transféré en janvier 2007 à Nantes, où il confirmera que ses qualités de buteurs semblent resté bloquées en Belgique (1 but). Lens (2 buts), Anderlecht (3 buts), Valenciennes (2 buts), la Gantoise et le Standard (2 fois 2 buts) et Arles-Avignon cette année (3 buts en Ligue 2) tenteront bien de le relancer, en vain. Toutes compétitions confondues, l'international belge (25 sélections, 2 buts) a marqué quasiment autant de buts depuis 2006 (29) que durant sa saison miraculeuse à Mouscron...

- Matt Moussilou : Un cas typique de schizophrénie footballistique, un vrai. Formé à Lille, le futur international congolais se fraie vite une place au sein d'une attaque lilloise qui n'est pas encore tout à fait celle qui martyrise aujourd'hui les défenses de Ligue 1. Sept buts en 2003/2004, 13 l'année suivante, dont un quadruplé mémorable contre Istres (8-0), il s'écroule pourtant inexplicablement à partir de 2005, sans doute en raison de problèmes personnels (4 buts). Nice, en bon club relanceur de joueurs en difficulté, mise la bagatelle de 3,8 millions d'euros pour le débaucher. Mais la pression qu'engendre cette somme achève Moussilou, qui ne marquera aucun but sous le maillot niçois, en 22 matches ! Prêté à Saint-Étienne (11 m., 3 b.), il est ensuite emprunté par... Marseille, manifestement en désespérance d'attaquant, en août 2007. Il disputera 4 matches désespérant en Provence, avant d'être à nouveau prêté au Qatar, où il retrouvera le chemin des filets. Mais à son retour, il connaîtra la réserve niçoise durant 18 mois avant de partir à Boulogne, qui tente l'aventure de la Ligue 1. Pour un bilan une nouvelle fois catastrophique (1 but). Parti depuis à Lausanne, il retrouve quelques petites sensations (4 buts), mais un peu tardivement...

Sautons les exemples Piquionne, Benjani, Luyindula ou Kallon pour filer dans les années 90...

- Roger Boli : Le petit frère de Basile, formé également à Auxerre, où il jouera peu, avant de partir à Lille puis à Lens, où il éclatera en Ligue 2 (27 buts entre 1989 et 1991), réussira l'exploit de devenir meilleur buteur en 1993/1994 (20 buts), à égalité avec Djorkaeff et Ouédec, alors qu'il n'avait jamais dépassé les 5 buts en Ligue 1 jusque là... surtout, après une saison de confirmation moyenne (9 buts), il ne parviendra plus à retrouver son efficacité, à Lens (4 buts en 1995/96), au Havre l'année suivante (4 buts) ou en Angleterre et en Ecosse, où il tentera sa chance, en vain.

- Nicolas Ouédec : Je l'ai évoqué un peu plus haut, lui aussi a été meilleur buteur en 1993/1994. Il fut peut-être le dernier véritable buteur de bon niveau sorti de la Jonelière, si on excepte Gregory Pujol et Marama Vahirua... il fut surtout la pointe de la dernière belle équipe nantaise, encore digne du beau jeu développé durant 40 ans à l'embouchure de la Loire. Parfaitement encadré par Loko, son partenaire idéal en attaque, et Pédros, un milieu gauche génial à la trajectoire sportive et personnelle encore plus dramatique, il terrorisera les défenses l'année suivante (18 buts), et remportera le titre de champion. Ainsi, entre 1992 et 1995, il marquera 50 buts, rien qu'en D1 ! Étrangement, il ne trouvera pas mieux que l'Espanyol de Barcelone pour perpétuer une carrière qui avait subit tout de même un sérieux coup de mou en 1995/1996 (4 buts), en raison de blessures. En Espagne il est anonyme mais reste efficace (17 buts en deux saisons) avant de connaître quelques saisons terribles au PSG fin 1998 (zéro but en championnat) puis à Montpellier (5 buts en deux saisons et demi). Par la suite, il traînera ses guêtres à la Louvière, puis en Chine. Un beau talent gâché, bien comme il faut...

- Xavier Gravelaine : L'inénarrable consultant de France Télévision fut d'abord un attaquant extrêmement doué, doté d'un pied gauche remarquable, mais aussi d'une propension à changer de club plus vite que son ombre. Pas retenu à Nantes au terme de sa formation, il passera par Pau puis par la Ligue 2, où il plantera régulièrement avec Saint-Seurin puis Laval, avant que Caen ne lui donne sa chance au sein de l'élite. Après une première saison anonyme (6 buts), il éclate l'année suivante : associé à Stéphane Paille, parfait remiseur, il termine deuxième buteur en 1992/1993 avec 20 buts, derrière Boksic (23) et à égalité avec Klinsmann (Monaco). Il se révèle surtout un soir de Coupe UEFA, contre Saragosse (3-2), à une époque où les matches de cette compétition, y compris les premiers tours, étaient encore diffusés par TF1... Marseille et le PSG sont sur le coup mais c'est ce dernier qui rafle la mise. A Paris, le néo international est champion mais rate complètement sa saison (2 buts), et part parfaire sa formation à Strasbourg, où il renaît (9 buts). L'année suivante, il est transféré à Guingamp (7 buts) avant que Marseille ne le récupère en 1996. En Provence il démontre un certain talent, dans une position de neuf et demi qui lui convient parfaitement (25 buts en deux saisons). La suite sera pourtant catastrophique. Il part à Montpellier (3 buts), revient à Paris (11 matches, 0 but en 18 mois) puis tente l'aventure anglaise, à Watford (2 buts), passe par Le Havre (1 but), Monaco (zéro but) avant de terminer honnêtement sa carrière en Ligue 2, à Caen puis Istres, et enfin... Sion. Une carrière à la Gignac, en quelques sortes...

A plus tard !

mercredi 15 février 2012

La revanche d'Obraniak

Salut à tous,

Comme ont pu le constater les initiés, on a eu droit, ce week-end, à une nouvelle journée tronquée par le froid, mais dans de moins grandes largeurs que la semaine précédente. Problème, ce match Evian-T-G/Marseille risque de ne pas être joué de suite, vu l'agenda de ministre des Phocéens, qualifiés dans quatre compétitions... alors que les trois matches manquants de la journée précédente seront joués dès le 22 février prochain. En attendant, le classement de la Ligue 1, qui aurait profité d'un calendrier moins ubuesque, donc allégé, puisque chamboulé tous les ans à cause du froid, ne ressemble pas à grand chose.

Grâce aux contre-performances à domicile de Lille (4-5 contre Bordeaux, deuxième défaite à domicile, la première depuis la deuxième journée, contre Montpellier) et Lyon (1-2 contre Caen, 8e défaite au total des Gones, soit deux de plus que Brest, 12e), Paris et surtout Montpellier ont encore accru leur avance en tête du championnat. Mais le LOSC et Marseille n'auraient-il pas eux aussi créé un petit trou avec Lyon et Rennes, s'ils avaient joué leurs matches respectifs à Sochaux et à Annecy, réduisant du même coup l'écart avec le duo de tête à 7 ou 8 points ? Certes, ces matches se joueront bien un jour, mais en attendant la lecture du classement n'est pas évidente. Auxerre et Sochaux sont derniers, du coup Ajaccio, 17e, et Nice, 18e, ont du soucis à se faire... ou pas.

On a eu droit à 22 buts en 9 matches, une moyenne (2,44) toujours inférieure à la moyenne générale (2,52), pour la quatrième fois d'affilée, la sixième fois en sept journées. Surtout, si on enlève les 9 buts du match Lille-Bordeaux, on tombe à 13 buts en 8 matches... le désir de revanche de Ludovic Obraniak et les largesses des deux défenses, en particulier de David Rozenhal, pourtant auteur du premier but lillois, et des trois défenseurs centraux bordelais, nous ont sauvé d'une journée catastrophique, qui n'a pourtant vu qu'un seul 0-0, mais surtout du retour en tête des 1-0 (3), à égalité avec les anciens leaders, les 1-1 (39 chacun). Il faut dire que sur les dix dernières journées, il y a eu 22 1-0, contre... six 1-1. Sur les matches retours, il y a déjà eu dix 1-0 (27,78 %) contre quatre 1-1 (11 %). Il est donc logique de voir la moyenne de buts sur cette période flirter avec les canons des saisons précédentes (2,36), et ce même si les 0-0 sont toujours aussi peu nombreux (3)...

Au classement, si on ne regarde donc pas la colonne "matches", qui en donne une autre perspective, Montpellier, deuxième à un petit point du PSG, compte désormais dix longueurs d'avance sur Lille, Lyon et Rennes, qui suivent les sudistes au classement. A noter que l'an passé, où nous n'avions aucun match en retard à la même époque malgré un hiver particulièrement long et rigoureux, Lille comptait cinq points d'avance sur Rennes, six sur Marseille et sept sur Paris et Lyon. Un classement donc plus serré, mais pas tant que ça. Cependant, les six premiers comptaient 235 points au total, contre 254 aujourd'hui, soit plus de trois points en moins par équipe. Ainsi, avec ses 50 points, le PSG aurait été seul leader avec 10 points d'avance, mais cette saison ses poursuivants sont beaucoup plus performants que l'an passé...

Montpellier a également accru son avance à domicile (31 points contre 28 pour Paris) et au classement des attaques (45), devant Lille, 40, et le PSG, 38, tandis que ce dernier reste leader à l'extérieur (22 points, devant Rennes, 19 avec un match en plus, et Montpellier et Saint-Etienne, 18) et au niveau des défenses (19), devant Marseille (21) et Brest (22). Les deux clubs, qui vont s'affronter ce week-end dans un match très intéressant même s'il ne devrait pas être plus décisif que le match aller, remporté par les Parisiens (0-3), sont déjà leaders des matches retours. Mais le MHSC a remporté tous ses matches en 2012 et n'a pas encore encaissé de buts...

Chez les buteurs, on peut déjà considérer Olivier Giroud comme futur meilleur buteur. Ce dernier a de nouveau marqué ce week-end (16 buts), et ses poursuivants sont toujours aussi inconstants (Nene, 11, Gameiro, 10, Hazard, Rémy et Kembo, 9). Seul le Belge de Lille a marqué ce week-end. Les Africains, qui avaient été logiquement discret durant les trois premières journées en raison de la CAN, sont de retour, et ont marqué trois fois ce week-end, contrairement aux Brésiliens, qui ont pris froid pour la première fois cet hiver. Mais ils comptent encore 9 buts d'avance sur les Argentins, qui ont marqué deux fois (Gentiletti, Lisandro Lopez). Grosse performance des Européens, qui ont marqué six fois, et sont revenus à sept longueurs des Sud-Américains. C'est une bonne nouvelle, car rappelons que la dernière fois que les Européens ont dominé le classement des buteurs, c'était avant l'arrêt Bosman, il y a 15 ans, lorsque la Ligue 1 faisait jeu égal avec les autres grands championnats en Coupe d'Europe, plaçant chaque année son champion en demi-finale de C1, et remportant deux trophées. Depuis, les forces se sont diamétralement inversées, et la Ligue 1 est larguée.

Sur ces six buts européens, il y en a eu quatre lors de Lille-Bordeaux, un pour les Nordistes Rozenhal et Hazard, et deux pour le Bordelais Ludovic Obraniak, désormais Polonais et bien parti pour disputer l'Euro, à ce rythme là. Le cas de l'ancien messin est intéressant : le joueur, qui a passé six saisons à Lille, dont les deux ou trois dernières en tant que remplaçant de luxe, est devenu le deuxième joueur cette saison à inscrire un doublé contre un de ses anciens clubs,, à chaque fois sur leur ancienne pelouse, après Niculae (Nancy) à Auxerre. Les deux joueurs sont d'ailleurs leaders du classement officieux des "revanchards" avec ces deux buts, qui en compte 25 au total, soit 4,5 %. Si Auxerre est l'équipe qui a encaissé le plus de buts de ses anciens ressortissants cette saison (4), Lille n'avait encore jamais vécu cette mésaventure. Rappelons que Lyon et Paris en sont à un, Montpellier à 2, et que 9 équipes, dont Marseille, n'ont pas encore vu un de leurs anciens joueurs les "trahir".

Les "jeunes" se sont une nouvelle fois signalé ce week-end, avec 3 buts des moins de 21 ans, dont un du leader, Eden Hazard (9), et les premiers de Boly (Auxerre) et Kakuta (Dijon), quand les plus de 31 ans hibernent toujours sur ces terrains douloureux pour leurs vieilles jambes... Les milieux flambent également, puisqu'ils ont marqué 9 fois, 5 du droit et 4 du gauche. Comme toujours, le jeu de tête pour les milieux reste accessoire (10,55 %), mais ça ne les empêchent pas d'avoir marqué plus de 43 % des buts, soit presque autant que les attaquants (45,32 %) !

Autre phénomène "étrange" : la saison de Bordeaux, anonyme neuvième malgré un net redressement depuis trois mois, mais qui présente la particularité d'être l'équipe ayant été le plus longtemps en tête au score cette saison, avec 722 minutes, soit plus de 31 minutes par matches ! Les Girondins devancent Montpellier (708), Lyon (671) et Marseille (650), Paris n'étant que 6e, avec 634 minutes, soit 27,6 minutes par rencontre. En soustrayant le temps passé en tête et le temps où les équipes ont été menées, c'est Marseille qui mène avec un solde positif de 424, devant Montpellier (416), Bordeaux (364) et Paris (358), qui ne maîtrise donc pas vraiment ses matches mais qui se rattrape souvent dans le dernier quart d'heure, qu'il domine avec cinq points récupérés, comme Lyon et Saint-Étienne. Si on enlevait ce dernier quart d'heure, Montpellier compterait trois points d'avance au classement, au lieu d'un de retard.

Avant de terminer ce post, place à mon équipe type décisive !



A plus tard !

jeudi 9 février 2012

Pointes Bleues


Salut à tous,

Longtemps, on a pu considérer que le Talon d'Achille des Bleus était le poste d'avant-centre. Et ce, contrairement à ceux de gardien, pour lequel on a très rarement été démuni en excellent éléments, ou de défenseur central, une spécialité locale. Aujourd'hui, on est à la fois loin et assez proche de ce schéma classique.

C'est vrai, on possède encore une fois un duo de gardien exceptionnel, qui nous protège de certaines mésaventures arrivées lorsque nous tâtonnions entre Barthez, Coupet et Frey, il y a quelques années, par exemple. Avec Mandanda et surtout Lloris, sans parler de Carrasso, on est paré, comme aux plus grandes heures de Barthez (première époque), Bernard Lama, Joel Bats, Jean-Paul Bertrand-Demasnes ou Alex Thépot, dans les années 30 (je vous en toucherais peut-être un bout un de ces quatre).

En revanche, au niveau défenseurs centraux, on est loin de l'époque ou des joueurs comme N'Gotty, par exemple, se voyaient privés d'une honnête carrière internationale par la présence du duo Blanc-Desailly, le meilleur du monde durant les années 90, et de loin. Aujourd'hui, on s'en sort avec un stoppeur impressionnant physiquement mais un peu limité techniquement, et assez désordonné tactiquement, du fait d'une formation primaire dans ce domaine puisqu'il n'a pas fréquenté de centre de formation (Rami) et un ancien surdoué, patron de toutes les équipes de jeune dans les années 90, très vite comparé à Blanc dès ses débuts professionnels, à Auxerre, mais qui a raté dans les grandes largeurs l'essentiel de sa carrière internationale, notamment sous Domenech, avant de trouver enfin la grâce, à 28/29 ans, sous Blanc (Mexès). Une des rares véritables réussites de ce dernier, au passage. Problème, il n'a plus joué en Bleu depuis presque un an à cause de sa blessure au genou au printemps dernier, et ses remplaçants, Abidal, plutôt destiné au couloir gauche mais qui convainc quand même dans l'axe, Kaboul et Sakho se sont montrés intéressants, sans plus. On est encore loin, pour l'instant, des critères du très haut niveau (Vidic, Thiago Silva, Terry...) dans ce domaine. Mais Sakho, notamment, est jeune, et il y a Yanga-Mbiwa qui pousse derrière.

Mais je suis là pour parler des attaquants.

La spécialité française, dans ce domaine, n'est pas le buteur ordinaire, qu'on voit partout dans le monde et notamment en Italie ou en Allemagne, l’égoïste, ultra efficace mais qui peut disparaître parfois d'un match, parfois limité techniquement... mais quand tu regardes sa carrière, il a rarement marqué moins de 20 buts par saison. On a eu Fontaine, Papin, mais aussi Trezeguet, qui a plus souvent été remplaçant que titulaire en Bleu, tout en marquant 34 buts, un toutes les 121 minutes ! Celui qui l'a relégué sur le banc alors qu'ils ont été formé ensemble à Monaco, Thierry Henry, en a planté 51, soit un toutes les 177 minutes ! Regardez Benzema, notre avant-centre titulaire en Bleu : il est également titulaire au Real, où ses stats sont honnêtes pour la pointe de cet immense club qui a possédé les plus grands attaquants de la Terre. Sauf qu'au classement des buteurs, Messi et Ronaldo sont suivis par... Higuain, son remplaçant (14 buts, contre 10 pour Benzema). Toutes compétitions confondues, l'Argentin marque toutes les 92 minutes, 113 pour Benzema. Mais ce dernier est plus présent dans le jeu, plus passeur aussi. C'est classique : en France (et chez Mourinho aussi, apparemment), on préfère avoir un avant-centre un peu moins efficace, mais plus impliqué dans le jeu, plus passeur. C'est ce qui nous a permis de passer pour des loseurs pendant des décennies, privés que nous étions de Hrubesch, de Völler, de Rossi... nous, on avait Rocheteau, on avait Lacombe (buteur en club, remiseur en sélection...), on avait Stopyra... des attaquants actifs, romantiques, mais inefficaces, du moins en sélection.

Malgré tout, on a connu deux de nos trois grandes époques sans attaquant de très haut niveau : si on avait Fontaine en 58, on n'avait personne dans les années 80 (Platini se chargeait de tout, et Papin débutait à peine) et des phénomènes encore tendres dans les années 90 (Trezeguet, Henry), un buteur éteint (Guivarc'h), un avant-centre qui n'en était pas un, sauf pour Jacquet (Dugarry), et un Papin trop vieux. Comme quoi, on peut tout de même gagner de grandes compétitions sans buteur véritable, regardez l'Italie en 2006. Mais l'Espagne, qui a souvent eu un peu le même problème que nous (elle a quand même eu Raul ou Butragueno, qui n'étaient cependant pas des pointes classiques), s'est mise à gagner des titres à partir du moment où elle a possédé des avant-centres efficaces (Villa, Torres), qui concrétisaient enfin son jeu qui a toujours été limpide et technique.

Qu'est-ce qu'on a, aujourd'hui ? On a donc Benzema, enfin titulaire au Real mais qui, en 2011, n'a marqué que deux fois en Bleu, soit un but tous les quatre matches... le meilleur buteur en sélection a été Rémy (3), pas encore vraiment titulaire, mais pas loin quand même. Ce qui a motivé ce post, c'est que hormis le Madrilène, nos trois candidats au poste d'avant-centre (un devrait rester sur le carreau pour l'Euro) évoluent en France, et possède des caractéristiques complètement différentes.

Loïc Rémy, donc, ressemble beaucoup à un autre attaquant antillais, qui possède un double prénom, qui est habilité à jouer sur un côté (le gauche, pour sa part) et qui lui ressemble physiquement, Thierry Henry. Très rapide, il diffère de "Titi" sur un point, le jeu de tête, qu'il a excellent : cette saison, il a marqué 9 de ses 20 buts de la sorte, dont les six premiers ! Étonnant pour une flèche, évoluant souvent côté droit... Pour moi il serait parfait sur cette aile, en concurrence avec Jérémy Ménez (qui peu jouer à gauche), dans un système en 4-2-3-1.

Passons à Kevin Gameiro, qui réalise son meilleur début de saison (11 buts en championnat), mais qui est moins efficace depuis trois mois. Le Parisien semblait avoir plusieurs longueurs d'avance sur la concurrence, derrière Benzema, mais ses difficultés à marquer au Parc des Princes (3 buts) et en Coupe d'Europe (1 but en 232 minutes, à Differdange...) font douter de ses capacités à passer le cap du niveau international. Comme on pouvait le craindre, ses aptitudes, notamment la vitesse, sont plus adaptées à des équipes évoluant en bloc et en contre, comme l'était Lorient la saison dernière, qu'à celles ayant la possession de balle, comme Paris ou l’Équipe de France. Malgré tout, ses stats parlent pour lui (deux fois meilleur buteur français ces deux dernières saisons, 17 et 22 buts...).

Même chose pour Olivier Giroud, qui lui fait plus penser à Guillaume Hoarau, qui lui a laissé passer sa chance en Bleu, malheureusement. Le Montpelliérain est grand, puissant, efficace (15 buts), mais à l'inverse de Rémy, il marque peu de la tête (1 seul but) et pas mal du droit pour un gaucher (4). Mais, selon moi, il y a encore un doute à son propos. On disait la même chose d'Hoarau durant sa première saison, qui avait été très efficace (17 buts) : on l'avait comparé à Crouch, à Ibrahimovic... des avant-centres grands, mais pas dégueux avec leurs pieds. Puis il a été blessé, a baissé de rythme, et ne joue plus aujourd'hui à Paris. Ce qui est étonnant, c'est le crédit que l'on donne à Giroud depuis un an et demi, crédit qu'on n'a pas donné à un attaquant comme Moussa Sow, par exemple. Mais s'il semble plus fort techniquement que Hoarau, lors de ses deux bouts de sélection, Giroud a surtout montré qu'il pouvait être aussi pataud et lent que l'avait été le Parisien. A voir, donc !

Bref, on a le choix. Benzema, par son statut au Real plus que par ses stats en Bleu, 13 buts en 42 sélections, un but toutes les 183 minutes, reste intouchable. Derrière, on peut considérer que Rémy l'est aussi, et Giroud a pris de l'avance sur Gameiro, notamment par son profil de buteur/remiseur. Mais ça reste friable et inexpérimenté, puisque seul le Marseillais connaît la Ligue des Champions, et aucun des trois n'a encore évolué à l'étranger. Hors, depuis l'arrêt Bosman, plus l'Equipe de France est riche en joueurs à l'étranger, plus elle est forte, et inversement. Ça risque donc d'être un peu juste pour l'Euro, surtout qu'on ne semble pas avoir de Platini au milieu pour compenser... souhaitons que je me trompe !

A plus tard !

mercredi 8 février 2012

Journée tronquée


Salut tout le monde !

Et oui, déjà notre troisième rendez-vous avec la Ligue 1... du moins ce que le froid polaire régnant sur la France, y compris des régions où il est en général plutôt rare, comme à Caen par exemple, ainsi que les calendrier ubuesque pondu chaque année par la Ligue, nous a laissé "savourer" ce week-end. Du coup, on a eu droit à une journée de championnat amputée quasiment d'un tiers, ce qui fausse forcément le classement. Ainsi, au même titre que Marseille et Lyon, Lille est largué à sept et dix points des leaders, mais avec un match en moins, à Sochaux en l’occurrence. Il serait donc assez risqué d'estimer cet écart réaliste... De même, en bas de tableau, trois des quatre derniers ont un match à jouer en plus, ce qui n'arrange pas vraiment Nice, 18e, et qui aurait pu se retrouver distancé si la météo avait été plus clémente... Partie remise ?

Malgré tout, on n'a marqué que 16 buts en 7 matches, soit une moyenne (2,28) une nouvelle fois moins élevée que la générale, qui a encore perdu un centième (2,52). Sur ces 27 matches retours, on a inscrit que 2,33 buts par match, un chiffre plus en rapport avec les saisons précédentes... qu'on aurait bien aimé voir définitivement révolues sur ce plan. Mais l'hiver est toujours la saison la moins fournie dans ce domaine, terrains pourris, car peu adaptés à l'hiver, oblige.

Notons que Valenciennes, à Dijon (1-2), a obtenu sa première victoire à l'extérieur, et est ainsi passé de 2 à 5 points hors de ses bases... De son côté, Rennes a signé son premier match nul en déplacement, à Nancy (0-0), pour qui c'est le 7e à domicile, un record cette saison !

Chez les buteurs, rien de révolutionnaire, si ce n'est bien sûr, qu'il n'y a eu aucun but africain lors de cette journée, une première cette saison. En revanche, et histoire de tordre le coup à une tradition quasi ancestrale, les Brésiliens, et notamment Nene, un spécialiste du genre, n'ont pas entamé d'hibernation cet hiver, puisqu'ils ont marqué 5 buts ce week-end, dont deux pour le Parisien, qui a par ailleurs signé son sixième penalty de la saison, meilleur total pour le moment, et un pour le décidément étonnant Eduardo (Ajaccio), auteur de son troisième but en trois matches... ou s'arrêtera l'ancien loseur de l'attaque lensoise ? Mystère. Une autre recrue a brillé ce week-end, Ludovic Obraniak, qui a marqué son premier but bordelais, et quel but ! Le 20e coup-franc victorieux de la saison, soit 3,75 %, et le 7e du gauche.

Pas de but pour les moins de 21 ans ce week-end, il faut dire que trois des 5 leaders, Hazard, Bulot et Bakambu, n'ont pas pu jouer ce week-end. En revanche les terrains gelés réussissent à leurs confrères plus expérimentés, qui ont marqué trois fois, dont le 5e but - du dos ! - de Geoffrey Dernis, le deuxième de Thil et le premier d'un revenant, Brandao. Oui oui, il a 31 ans... en même temps certains supporters marseillais ont du penser qu'il les avait déjà à son arrivée, il y a 3 ans... Aujourd'hui ils doivent être moins sévère à son égard.

Par ailleurs, grâce à son finish victorieux contre Evian-T-G (3-1), le PSG a pris la tête du classement du dernier quart d'heure avec 5 points gagnés, une meilleure différence de buts que Lyon et Saint-Étienne et la meilleure attaque (12 buts, comme Lille). Le promu savoyard, en revanche, est dernier du classement et n'a inscrit qu'un but durant les 15 dernières minutes...

Voilà, sur ce je vous propose mon équipe décisive du week-end. Pas simple, avec 15 buts, dont un seul par un défenseur...


Et je vous laisse ! A plus tard !

mercredi 1 février 2012

Le jour le plus long

Salut !

Voilà, ça y est, on en parle plus, c'est réglé : le mercato est terminé. Plus le droit de recruter, même des chômeurs, qui en ont malheureusement pour cinq mois supplémentaires de galère. L'équipe de l'UNFP aura une nouvelle fois une grosse allure l'été prochain, au moment de jouer des matches amicaux, puisqu'elle pourra encore s'appuyer sur environ 20 % de la profession...

Pour le reste, contrairement à l'adage bien connu, on ne s'est pas ennuyé durant ce mercato hivernal. J'ai compté 44 mouvements rien qu'en Ligue 1, soit un et demi par jour, et plus de deux par clubs. Soit à peu près le même rythme que le mercato estival... qui dure quatre mois, d'où l'impression que ça bouge plus.

Je ne voudrais pas faire doublon avec le post que j'ai déjà laissé sur le sujet du mercato hivernal qui, s'il ne me paraît indispensable, n'est pas dénué d'intérêt. En tous cas, il n'est pas aussi insipide qu'on veut bien le faire croire, même si on peut considérer qu'il fausse la suite de la compétition, et que le départ de Nolan Roux à Lille, par exemple, a modifié en plein le déroulement de la dernière journée de championnat, entre des Brestois démunis en attaque et des Lillois redevenus miraculeusement efficaces...

Le dernier jour du mercato est toujours fascinant, en tous cas instructif : après un mois de tractations, de dénis, d'annonces, de certitudes battues en brèches, de la prudence revendiquée à l'ambition déçue, on a l'impression que les clubs cèdent soudain à la panique, à l'urgence de la situation, après avoir longtemps attendu. Malgré tout, avec six arrivées hier, ils ont été plus sages que l'an passés (neuf, dont trois à Saint-Etienne et deux à Monaco, pour des échecs retentissants, hormis Aubameyang).

Par clubs, on constate qu'hier, alors qu'il semblait déjà bien fourni en attaque avec Ilan, qui n'avait pas démérité en première partie de saison (4 buts), et Eduardo, et un système à une pointe, le promu ajaccien a rajouté une nouvelle arme à son attaque, l'ancien Monégasque et Stéphanois David Gigliotti. Choix étonnant pour le moins que de récupérer un joueur en échec sportif total depuis plus de quatre années, et son départ de Troyes à l'ASSE, après une saison honnête en Ligue 1 (9 buts, à 21 ans). Depuis, Gigliotti a marqué 13 fois, dont 7 en 41 matches de Ligue 2, et aucune en... 4 matches avec Arles-Avignon, avant-dernier à l'étage d'en-dessous. La définition même du pari improbable, mais qu'attendait-on de l'arrivée d'Eduardo avant qu'il ne claque deux fois en deux matches de championnat ?

A Auxerre, après l'arrivée de Kapo, qui ressemble également beaucoup à une solution par défaut (26 matches joués en deux ans et demi, deux buts), et dans l'ambiance charmante que les "anciens", Bourgoin, Hamel et Roux, ont su instaurer dans un club qui restait pourtant sur une participation miraculeuse à la Ligue des Champions, on a recruté en catastrophe le Rennais Mandjeck, sans doute pour compenser l'absence à long terme de Coulibaly, même si le Camerounais est plutôt un milieu défensif, à la base. Mais ce genre de transferts hasardeux est assez courant à cette époque de l'année... Que penser en effet de l'arrivée d'Issam Jemaa à Brest ? L'attaquant tunisien, fin technicien, est pourtant un des pires attaquants de Ligue 1 devant le but de ces cinq dernières années (20 buts en 116 matches, dont 58 titularisations, un but toutes les 279 minutes...), mais les entraîneurs de Ligue 1 persiste à vouloir s'appuyer sur ses services... il est vrai que son bilan en sélection est d'une toute autre teneur : 26 buts en 60 matches ! Qui sait, à l'image de Dennis Oliech, lui aussi convaincant avec le Kenya, il finira peut-être par se révéler un jour ou l'autre... en même temps, Nolan Roux ne marquait pas beaucoup plus en Bretagne...

A Lorient, l'arrivée de Wesley Lautoa (Sedan) est dans la droite ligne des habituels paris de Christian Gourcuff en matière de joueurs de Ligue 2, voire de plus bas, même si, cette année, sur 14 arrivées au total (!), seulement quatre joueurs sont concernés (Chaigneau, du Poiré sur Vie, Douniama, de Guingamp, Touré du PSG B, et Lautoa), contre six de l'étranger. Ce qui explique peut-être le fait qu'on ne reconnaît pas vraiment l'habituel jeu des Merlus, qui ressemble plus aujourd'hui à un conglomérat d'individualités peu complémentaires. Toujours est-il que le profil du nouveau venu est un énième exemple de la qualité du foot amateur en France : né et formé à Epernay, en CFA, il a ensuite passé deux ans à Compiègne, au même niveau (2008-2010) avant de s'imposer à Sedan, en Ligue 2, sans transition aucune. Il fait donc encore mieux que Ribéry ou Valbuena, qui eux avaient tout de même fréquenté des centres de formation avant de se relancer en National. Dans ce domaine, il épouse plutôt la trajectoire (ainsi que le profil, voire le physique) d'Adil Rami, qui était jardinier à Fréjus tout en jouant dans l'équipe locale avant d'arriver à Lille... Corgnet (Dijon) et Faubert sont dans le même cas.

La star de ce 31 janvier, c'est évidemment Thiago Motta, qui a quitté l'Inter Milan pour le PSG, le club parisien poussant le snobisme à repousser de 24 heures la présentation à la presse de sa nouvelle tête de gondole histoire de ne pas être noyé dans les autres transferts... cette fois, contrairement à Maxwell et Alex, qui l'ont précédé durant ce mois de janvier, il ne s'agit pas vraiment d'un remplaçant en quête de temps de jeu. Après n'avoir pas réussi à s'imposer à Barcelone et à l'Athlético Madrid, le Brésilien deviendra Italien (et même international azzuro, ce qui en fait deux à Paris, avec Sirigu) en passant une saison au Genoa, puis deux et demi à l'Inter Milan, où il était pleinement titulaire. Pour preuve, son prix (10 millions d'euros), assez élevé pour un milieu défensif, même s'il est comparable à celui de Matuidi (8 millions), jeune international français... Reste que si le PSG a renforcé son axe défensif, il n'a pas trouvé sa fameuse pointure en attaque. Il va donc devoir faire avec ces deux avant-centres internationaux, dont le deuxième meilleur buteur du championnat, Gameiro, sans parler de Nene (9 buts aussi) et Ménez (6 passes décisives)... Dure, dure, la vie de grand club hein !

Enfin, dernière arrivée tardive en France, celle de Jonathan Brison (Nancy) à Saint-Étienne. Le cas typique du bon joueur de Ligue 1, formé dans un club pour lequel il a disputé 276 matches en 10 ans, un bon petit gaucher polyvalent qui ne devrait pas faire de mal aux Verts, qui galèrent depuis le départ de Dabo pour trouver un bon latéral gauche, même si Ghoulam est un élément d'avenir. Qui ne devrait donc pas faire de vieux os dans le Forez... c'était aussi une façon d'assurer le coup pour la saison prochaine.

En revanche, personne n'est arrivé à Lyon et Marseille, ce qui n'a pas du arriver depuis des lustres... alors de deux choses l'une : soit c'est reculer pour mieux sauter, soit c'est la fin d'une époque. On en saura plus dans quelques mois, à la jointure des deux saisons.

Du coup, les 20 équipes sont dans leurs configurations finales, elles ne changeront plus jusqu'en mai. Un nouveau championnat commence... mais pas sûr que ce dernier jour ait véritablement bouleversé les forces en présence.

A plus tard !